Ce qu’il faut donner à quelqu’un qui écrit vos textes
Le nombre de textes, la longueur, à qui on parle et ce que le texte doit déclencher. Ce qu’un rédacteur ne peut pas deviner, et ce que « on vous fait confiance » coûte.
« On vous fait confiance pour le ton. » C’est aimable, et c’est la phrase qui produit le plus de réécritures.
Un texte n’est pas jugé sur sa qualité, il est jugé sur sa ressemblance avec ce que le client avait en tête sans le dire. Voici ce qu’il faut lui faire dire avant d’écrire une ligne.
Combien de textes, et de quelle longueur
Deux chiffres, et ils ne se déduisent pas l’un de l’autre.
« Les textes du site » peut être cinq pages ou quarante. Un client qui répond « le site, quoi » n’a pas compté, et il comptera au moment de la facture. La question se pose en nombre : combien de pages, combien d’articles, combien de fiches.
La longueur, elle, décide du travail plus que le nombre. Trois cents mots et mille cinq cents mots sur le même sujet ne demandent pas la même recherche : le premier tient sur ce que le client vous a dit, le second demande d’aller chercher ailleurs.
Si le client ne sait pas répondre, donnez-lui un repère plutôt qu’une question ouverte : une page d’accueil fait rarement plus de six cents mots, un article de fond en fait mille ou plus. Il choisira mieux avec un ordre de grandeur qu’avec un champ vide.
À qui on parle, en une phrase qui exclut quelqu’un
« Tout le monde » n’est pas une cible, c’est un refus de choisir, et ça donne un texte qui ne parle à personne.
La question utile n’est pas « qui est votre client ». C’est : qui lit cette page et n’achète pas ? Un client qui sait dire « les particuliers nous écrivent mais on ne travaille qu’avec des professionnels » vient de vous donner le ton, le vocabulaire et la moitié des exemples.
Ce que le texte doit déclencher
Comprendre, rassurer, faire remplir un formulaire, faire appeler. Quatre intentions, quatre textes différents pour le même sujet.
C’est la question qui décide de la structure : un texte qui doit rassurer met les preuves haut, un texte qui doit faire agir met l’action à portée de main et répète l’argument. Sans réponse, vous écrivez une présentation, et une présentation est ce qu’on relit sans savoir quoi en dire.
Le ton, qui se montre plus qu’il ne se décrit
« Professionnel mais accessible » est ce que tout le monde répond, et ça ne veut rien dire. Deux façons de sortir de là, et la seconde marche mieux.
Demander ce qu’il ne faut surtout pas faire. Les gens savent beaucoup mieux nommer ce qu’ils détestent que ce qu’ils aiment. « Pas de jargon », « pas de tutoiement », « pas de superlatifs » sont des réponses utilisables tout de suite.
Demander deux ou trois sites qu’ils aiment, concurrents ou non, et pourquoi. Le pourquoi compte plus que la liste : « c’est clair » et « ça fait sérieux » ne désignent pas le même texte.
Le référencement, qui n’est pas une option de dernière minute
Si le client veut être trouvé sur des requêtes précises, il faut le savoir avant, pas après.
Un texte écrit puis « optimisé » finit par contenir des expressions ajoutées de force, et ça se lit. Un texte écrit en sachant sur quoi il doit se positionner intègre les mots dès la structure, et ne se lit pas différemment.
Deux choses à demander avec : les mots-clés visés s’il en a, et l’adresse du site actuel. Le second sert plus que le premier, parce qu’il montre ce qui existe déjà et sur quoi le site ressort ou non.
La liste complète des questions que ce métier demande est ici : le brief d’une mission de rédaction. C’est une proposition, pas une référence : à raccourcir et à reformuler selon votre façon de travailler.
Et sur le nombre d’allers-retours à annoncer avant de commencer, qui compte autant en rédaction qu’en graphisme : combien de tours prévoir.
Questions fréquentes
Que demander avant d’écrire les textes d’un client ?
Le nombre de textes et leur longueur, à qui ils s’adressent, ce qu’ils doivent déclencher, le ton à éviter, et si le référencement fait partie de la mission. Sans ces réponses, le texte est jugé sur une intention que personne n’a écrite.
Comment faire décrire un ton par un client ?
En lui demandant ce qu’il ne veut surtout pas, et deux ou trois sites qu’il aime avec la raison. Les gens nomment mieux ce qu’ils détestent que ce qu’ils aiment, et « professionnel mais accessible » ne désigne aucun texte en particulier.
Faut-il compter le référencement séparément ?
Oui, parce que ça change l’écriture et pas seulement la relecture. Un texte optimisé après coup contient des expressions ajoutées de force et ça se voit. Écrire en connaissant les requêtes visées demande plus de préparation, et se facture comme tel.
Que faire quand un client répond « on vous fait confiance » ?
Le prendre comme une absence de brief, pas comme une liberté. Reposez trois questions fermées : pour qui, pour déclencher quoi, et qu’est-ce qu’on ne veut surtout pas lire. Un client qui refuse encore de répondre validera par goût, et le goût se découvre en réécriture.
Kalepio pose ces questions à votre place
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