Acompte, solde, livraison : dans quel ordre demander l’argent

Combien demander à la commande, quand demander le reste, et pourquoi la livraison est le seul levier qui fonctionne vraiment.

Publié le 14 août 2026Écrit par Kalepio5 minutes de lecture

Se faire payer n’est pas une question de fermeté. C’est une question d’ordre. Un indépendant qui demande l’argent au bon moment n’a presque jamais à relancer ; un indépendant qui livre d’abord et facture ensuite passe sa fin de mois à écrire des messages polis.

L’acompte : à la commande, pas plus tard

Un acompte demandé à la commande est une évidence pour tout le monde. Le même acompte demandé une semaine plus tard, après que vous avez déjà commencé, devient une conversation.

Trente pour cent est la norme, et elle se défend seule. Elle couvre le temps que vous engagez avant de montrer quoi que ce soit, et elle fait exactement ce qu’un acompte doit faire : elle transforme une intention en engagement. Un client qui a payé trente pour cent répond à vos questions. Un client qui n’a rien payé y répondra peut-être. Côté outillage, cela se tient en une ligne de paiement par échéance.

Pour une petite mission, ou avec un nouveau client, cinquante pour cent est raisonnable. Au-delà, vous demandez au client de vous financer, et il le sentira.

Le solde : à la livraison, jamais après

C’est là que tout se joue, et c’est là que la plupart des indépendants se compliquent la vie.

Si le solde est dû après que le client a récupéré son travail, vous n’avez plus aucun levier. Le fichier est chez lui, le site est en ligne, les photos sont dans sa galerie. Il ne vous doit plus qu’une bonne volonté, et la bonne volonté a un délai de quarante-cinq jours.

Si le solde est dû au moment où il récupère son travail, il n’y a pas de relance, parce qu’il n’y a pas de délai. Le client paie et récupère, dans le même geste. Ce n’est pas de la méfiance : c’est la façon dont fonctionne à peu près tout ce qu’il achète par ailleurs.

Montrer sans donner

L’objection est toujours la même : « mon client veut voir avant de payer ». Elle est légitime, et elle n’oblige à rien.

Un client peut voir le résultat sans l’avoir. Une image en basse définition, une maquette filigranée, une galerie en aperçu, un site sur une adresse de préproduction. Il voit ce qu’il achète, il valide, il paie, et il reçoit les fichiers exploitables.

C’est le point le plus important de tout cet article : la livraison est le seul levier qui fonctionne vraiment, et il fonctionne sans jamais avoir à hausser le ton.

Les extras se facturent quand ils sont demandés

La troisième direction créative, la retouche supplémentaire, la page en plus. Facturez-les au moment où le client les demande, jamais dans le solde final.

Deux raisons. La première : à ce moment-là, il veut la chose, il l’accepte sans discuter. La deuxième : un solde qui a gonflé de quarante pour cent par rapport au devis est une facture qui se conteste, même quand chaque ligne est justifiée. Le client ne conteste pas le montant, il conteste la surprise.

Ce que ça donne en pratique

  1. À la commande : acompte de trente pour cent, et le brief part en même temps.
  2. Pendant : chaque extra demandé devient une ligne payée dans la foulée.
  3. À la validation : le solde, avec le travail visible mais pas encore récupérable.
  4. Au paiement : la livraison s’ouvre, le client télécharge.

Aucune de ces étapes ne demande de relance, parce qu’aucune ne laisse le client partir avec quelque chose sans avoir payé.

Ce que Kalepio en fait

Chaque mission porte ses lignes de paiement : un acompte, un solde, un extra, autant que nécessaire. Le lien de paiement part dans la conversation, et l’argent arrive directement sur votre compte Stripe, parce que c’est vous le vendeur, pas nous.

Et la livraison sait attendre. Vous choisissez ce qui l’ouvre : votre feu vert, ou le paiement. Dans le second cas, le client voit que c’est prêt, paie, et récupère dans la seconde, sans que vous ayez rien à faire.

Pour la partie d’avant, celle qui décide si la mission commence bien : les questions à poser, métier par métier.

Questions fréquentes

Quel pourcentage demander en acompte ?

Trente pour cent est la norme et se défend seule. Cinquante pour cent est raisonnable sur une petite mission ou avec un nouveau client ; au-delà, vous demandez au client de vous financer.

Quand demander le solde à un client ?

Au moment où il récupère son travail, jamais après. Un solde dû après la livraison n’a plus aucun levier derrière lui ; un solde dû à la livraison ne demande aucune relance, parce qu’il n’y a pas de délai.

Peut-on montrer le travail avant d’être payé ?

Oui, et c’est même ce qui rend la règle ci-dessus acceptable. Une image en basse définition, une maquette filigranée ou une adresse de préproduction montrent ce que le client achète sans le lui donner.

Comment facturer une demande supplémentaire ?

Au moment où elle est demandée, jamais dans le solde final. À cet instant le client veut la chose et l’accepte ; une facture finale gonflée de quarante pour cent se conteste, même quand chaque ligne est justifiée.

Kalepio pose ces questions à votre place

Vous envoyez un lien, votre client répond une bonne fois, et vous commencez avec tout ce qu’il vous faut.

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